
Nijukun
20 préceptes du Karate Do
Gichin Funakoshi, le fondateur du Karate moderne, a établit 20 Kyokuns (préceptes), qui sont désormais connus comme les 20 préceptes du Karate et qui forment le Nijukun. Afin de laisser une trace écrite et de guider les pratiquants dans leur quête d’une compréhension plus approfondie des aspects spirituels de la voie du karaté-do rédigea, il rédigea ce traité en 1938, tel un héritage. Il demande dans ce traité aux étudiants de suivre ces préceptes afin de devenir de meilleurs êtres humains.
Sensei Funakoshi a été inspiré par son instructeur Anko Itosu (1832–1915) qui en 1908 expliquait pourquoi le Karate devait être introduit dans l’enseignement scolaire à Okinawa.
Ces 20 préceptes du Karate Do qui s’inscrivent dans le cadre d’une tradition orale étaient originellement destinées à être complétées par des explications du Maître, dans son dôjô ou au hasard de cours particuliers que celui-ci dispensait à ses disciples.
Les 20 préceptes sont compacts, concis et tendent vers une nature philosophique, ou de morale de vie. Cette même concision fait qu’ils sont sujets à des multiples interprétations et ce même en japonais.
1. Le karate commence et s’achève par le salut.
Karate wa rei ni hajimari rei ni owaru koto
Le rei (le salut, mais plus largement le respect) n’est pas un simple rituel d’ouverture et de fermeture de séance : Funakoshi en fait le tout premier des vingt préceptes pour marquer que la discipline morale précède la discipline physique. Issu de la tradition confucéenne, ce principe signifie que le karaté n’a de valeur que pratiqué dans un cadre de respect envers le partenaire, le senseï et, finalement, soi-même : sans courtoisie, la technique devient dangereuse ou vaine. Cette attitude de maîtrise de soi doit imprégner la vie quotidienne du pratiquant, pas seulement le temps du cours — le karaté est ainsi présenté comme une Voie (do) de formation du caractère, non comme un simple sport de combat.
2. Il n’y a pas d’attaque dans le karate.
Karate ni sente nashi
Souvent mal compris, ce précepte ne signifie pas qu’il faille toujours encaisser le premier coup avant de réagir : sente désigne ici « l’initiative » plus que « l’attaque » au sens strict. Funakoshi en faisait une règle d’or : le karaté ne doit jamais être le premier recours pour régler un conflit, et le pratiquant doit épuiser les voies pacifiques (éviter, fuir, demander de l’aide) avant d’envisager la force. L’explication la plus citée de ce précepte vient de Genwa Nakasone, dont le commentaire aurait été validé par Funakoshi lui-même, qui n’a jamais rédigé de commentaire détaillé de ses vingt préceptes. Le débat reste vivant dans l’histoire du karaté : Motobu Chōki, karatéka contemporain réputé pour son expérience du combat réel, défendait au contraire que l’initiative tactique prime sur l’attente du coup adverse.
3. Le karate est au service de l’équité.
Karate wa gi no tasuke
Ce précepte énonce que le karaté doit se mettre au service du gi — la justice, la droiture — et non de la domination. Sa formulation volontairement large laisse à chaque pratiquant le soin de définir ce qu’est, pour lui, une cause juste. Selon une source consultée, ce précepte s’inscrirait dans la continuité des dix préceptes d’Itosu (1908) et des sept vertus de Matsumura (1882), qui reliaient déjà la pratique martiale à l’harmonie confucéenne, la même source avance, sans certitude, que sa formulation vers 1938 aurait aussi été une façon pour Funakoshi de distancer sa discipline du militarisme japonais de l’époque — une hypothèse d’interprétation, pas un fait établi. Pour le pratiquant, la leçon concrète reste que la force acquise n’a de légitimité que mise au service de la protection d’autrui, jamais de l’intimidation.
4. Apprendre à se connaître, puis connaître les autres.
Mazu jiko o shire shikôshite hoka o shire
Ce précepte pose la connaissance de soi comme préalable à la compréhension d’autrui, qu’il s’agisse d’un adversaire sur le tatami ou d’un interlocuteur dans la vie courante. Se connaître implique une évaluation honnête de ses forces, de ses limites techniques et de ses réactions sous pression — un travail que certains clubs encouragent par l’auto-observation ou le retour d’un instructeur. Ce n’est qu’à partir de cette lucidité que le pratiquant peut véritablement lire les intentions et les faiblesses de son partenaire. Une source rapproche ce précepte de L’Art de la guerre de Sun Tzu (« en se connaissant soi-même et en connaissant l’adversaire, on n’a rien à craindre de cent batailles ») — un rapprochement courant dans la littérature du karaté, mais non recoupé indépendamment ici.
5. Le mental (ou l’esprit) prime sur la technique.
Gijutsu yori shinjutsu
Gijutsu désigne l’art des techniques, shinjutsu l’art de l’esprit : ce précepte affirme que la maîtrise mentale — lucidité, sang-froid, anticipation — compte davantage que la perfection gestuelle. Selon une source consultée, deux récits traditionnels attribués au maître sabreur Tsukahara Bokuden (1490-1571) illustreraient cette idée : dans l’un, Bokuden distingue ses trois fils en plaçant un objet en équilibre au-dessus d’une porte, seul l’aîné le détectant et le neutralisant sans même le toucher, dans l’autre, Bokuden évite entièrement un cheval dangereux là où son élève se contente de l’esquiver de justesse. Ces récits illustrent le zanshin, la vigilance constante qui permet d’éviter le danger avant qu’il ne survienne plutôt que d’y répondre une fois présent.
6. L’esprit doit être libre ou L’important est de garder son esprit ouvert sur l’extérieur.
Kokoro wa hanatan koto o yôsu
Ce précepte se lit à deux niveaux. Le débutant doit d’abord contraindre son esprit : observer, décomposer, répéter consciemment chaque geste transmis par le senseï. Ce n’est qu’après des années de pratique assidue que l’esprit peut se « libérer » : les techniques deviennent instinctives, le corps répond sans délibération consciente — le même chemin que suit un musicien ou un sportif de haut niveau, qui apprend des structures rigides pour, plus tard, s’en affranchir. Genwa Nakasone, dont les commentaires sur le Nijukun furent validés par Funakoshi, rattachait ce précepte à la pensée chinoise classique (Mencius, Shao Yong) sur le relâchement progressif de la pensée consciente. Pour le pratiquant, la leçon est concrète : accepter la rigueur des premières années comme la condition, non l’obstacle, de la spontanéité future.
7. Calamité est fille de non-vigilance ou le malheur provient de la paresse
Wazawai wa ketai ni shôzu
Le message est volontairement dépouillé : la négligence engendre le malheur. Dans le dojo, c’est d’abord une consigne de sécurité concrète — garder la garde haute, rester attentif à l’adversaire, car un instant d’inattention suffit à provoquer une blessure. Mais sa portée dépasse le tatami : la négligence, dans la vie quotidienne comme à l’entraînement, est ce qui empêche de progresser et de réaliser son potentiel. Genwa Nakasone, chargé par Funakoshi d’expliciter les vingt préceptes, illustrait celui-ci par des exemples tirés de la vie courante montrant comment un manque d’attention banal produit des conséquences fâcheuses — une façon d’ancrer une maxime à la formulation presque poétique dans une exigence très pragmatique : éviter activement le relâchement plutôt que se contenter d’admirer la sagesse de la phrase.
8. La pratique du karate ne saurait se cantonner au seul dōjō.
Dôjô nomi no karate to omou na
Ce précepte met en garde contre une vision cloisonnée du karaté, réduit aux heures de cours. La pratique régulière transforme progressivement le corps et l’esprit, et cette transformation déborde naturellement sur le comportement hors du dojo — posture, discipline, rapport aux autres. Funakoshi invite à rechercher activement cette continuité plutôt qu’à la laisser simplement advenir : certains commentateurs citent des exercices glissés dans les gestes du quotidien (tenir une garde en attendant que l’eau bout, travailler son équilibre en étendant le linge) pour rappeler que même quelques minutes de pratique informelle répétée chaque jour renforcent la mémoire musculaire. Le dojo reste le lieu d’apprentissage structuré des bases, mais le vrai test du karatéka est sa capacité à transposer l’attention et la rigueur du tatami à l’ensemble de son existence.
9. Le karate est la quête d’une vie entière.
Karate no shugyô wa isshô dearu
Ce précepte rappelle qu’aucun grade ne marque la fin de l’apprentissage : même les maîtres les plus aguerris considèrent n’avoir fait qu’effleurer la discipline après une vie entière de pratique. Selon des commentateurs s’appuyant respectivement sur Genwa Nakasone et sur Teruyuki Okazaki (élève direct de Funakoshi), le danger est de croire qu’un rang obtenu signifie qu’il n’y a plus rien à apprendre, alors que l’objectif véritable est le perfectionnement du caractère, non l’accumulation de distinctions. Les deux renvoient au Hagakure, le traité du samouraï Yamamoto Tsunetomo, qui décrit la maîtrise du sabre comme un chemin sans fin : on n’y est jamais « arrivé ». Pour le karatéka, la leçon est directe : progresser d’un jour à l’autre, sans attendre un aboutissement final.
10. La Voie du karate se retrouve en toute chose.
Arayuru mono o karateka se soko ni myômi ari
Ce précepte invite à ne pas enfermer le karaté dans le seul registre du combat : il s’agit de transposer son esprit — discipline, attention au présent, humilité, respect d’autrui — à tous les aspects de l’existence, professionnelle comme personnelle. C’est dans cette transposition que Funakoshi situe la véritable subtilité (myômi) de la pratique : la plupart des pratiquants n’auront jamais à se défendre physiquement, mais tous peuvent bénéficier de la rigueur mentale et de la confiance que le karaté façonne. Des commentateurs rattachent ce précepte à quatre notions récurrentes dans la littérature du Nijukun : le respect envers tous, l’ancrage dans l’instant présent (zanshin), l’esprit du débutant (shoshin) et la solidité des fondamentaux avant toute complexité.
11. Pareil à l’eau en ébullition, le karate perd son ardeur s’il n’est pas entretenu par une flamme.
Karate wa yu no gotoku taezu netsu o
Ce précepte compare le karaté à de l’eau portée à ébullition : sans apport constant de chaleur, elle retombe naturellement à sa température initiale. Funakoshi avertit ainsi que le niveau technique et l’engagement mental d’un pratiquant ne sont jamais acquis définitivement — ils se maintiennent uniquement par un entraînement continu. Un muscle inutilisé s’affaiblit, et les automatismes construits par des milliers de répétitions se dégradent dès que la pratique s’interrompt. Ce principe s’applique autant au corps qu’à l’esprit : la discipline et l’humilité du débutant doivent être réalimentées en permanence, sous peine de retomber dans la suffisance. Concrètement, cela invite à ne jamais considérer un grade comme un acquis : la régularité de l’entraînement prime sur l’intensité ponctuelle.
12. Ne soyez pas obsédé par la victoire ; songez plutôt à ne pas perdre.
Katsu kangae wa motsu na, makenu kangae wa hitsuyô
Ce précepte oppose deux états d’esprit : chercher à vaincre, et chercher à ne pas être vaincu. Le karaté étant né comme un art d’autodéfense, l’objectif premier n’est pas de triompher d’un adversaire mais de préserver sa sécurité et celle des siens. Face à une agression, la priorité reste la fuite ou l’appel à l’aide, si l’affrontement devient inévitable, le but est de neutraliser la menace avec une force proportionnée, non de « gagner » au sens sportif. Rapportée par une seule source consultée, une citation attribuée à Chojun Miyagi, fondateur du Goju-ryu, résumerait cette idée ainsi : « ne frappez pas les autres et ne laissez pas les autres vous frapper ». En compétition sportive, cette logique s’adapte, mais l’enseignement reste le même : se concentrer sur l’exécution juste du geste plutôt que combattre dans la crainte de perdre.
13. Ajustez votre position en fonction de l’adversaire.
Teki ni yotte tenka seyo
Ce précepte enseigne que le karaté n’est pas un ensemble de réponses figées mais un art d’adaptation permanente à l’adversaire. Avant et pendant l’échange, le pratiquant doit lire sa morphologie, son comportement, sa garde, ses techniques favorites et sa façon de réagir sous la pression. Face à un adversaire connu, on prépare une stratégie exploitant ses points faibles, face à un inconnu, il faut évaluer et s’ajuster en temps réel, ce que seule une pratique intensive rend instinctif. Concrètement, cela invite à s’entraîner contre des partenaires variés en taille, style et niveau, afin de développer cette capacité de lecture plutôt que de répéter un seul schéma de combat face à toutes les situations.
14. L’issue d’un affrontement dépend de votre manière à gérer les pleins et les vides (forces et faiblesses).
Ikusa wa kyojitsu no sôju ikan ni ari
Le terme japonais kyojitsu signifie littéralement « le vide et le plein », mais recouvre aussi les notions de vérité et de mensonge, de force et de faiblesse. Ce précepte repose sur l’idée que ces opposés sont des pôles interdépendants que le combattant doit apprendre à manier plutôt qu’à subir : exploiter ses propres forces sans négliger ses limites, ne jamais sous-estimer un adversaire en apparence faible, et distinguer la forme (une technique exécutée mécaniquement, sans intention martiale réelle) du fond (le même geste chargé d’engagement et de détermination). Pour le pratiquant, l’enseignement concret est de ne jamais exécuter une technique sans intention réelle, et d’apprendre à percevoir celle de l’adversaire tout en masquant la sienne.
15. Considérez les mains et les pieds de l’adversaire comme des sabres.
Hito no teashi a ken to omoe
Ce précepte corrige un déséquilibre psychologique courant : on prend naturellement très au sérieux un adversaire armé d’une lame, mais on sous-estime le danger d’un combattant à mains nues. Funakoshi rappelle que les membres d’un pratiquant entraîné peuvent être tout aussi dangereux qu’un sabre, et que coudes, genoux ou tête deviennent eux aussi des armes efficaces entre des mains expérimentées. L’enseignement a deux volets : un volet défensif, garder une vigilance constante face à tout adversaire, armé ou non, et maintenir le zanshin — la présence d’esprit après la technique, car un affrontement n’est terminé que lorsque la menace est réellement neutralisée, et un volet offensif, le renforcement spécifique (makiwara, exercices traditionnels) qui donne aux membres une puissance réellement comparable à une arme, à doser cependant pour éviter les blessures chroniques à long terme.
16. Faites un pas hors de chez vous et ce sont un million d’ennemis qui vous guettent.
Danshi mon o izureba hyakuman no teki ari
Ce précepte avertit que la rigueur et la vigilance acquises au dojo ne doivent jamais s’arrêter au pas de la porte. Sortir de chez soi, c’est quitter un espace maîtrisé pour entrer dans un monde où l’on ne contrôle ni les règles ni les intentions d’autrui. Plusieurs commentateurs y lisent aussi un avertissement moral : un comportement arrogant ou imprudent attire lui-même les ennemis, rejoignant l’idée que l’humilité protège mieux que la force brute. Concrètement, ce précepte invite le pratiquant à garder, hors du dojo, la même attention posturale et mentale qu’à l’entraînement — marcher conscient de son environnement, sans paranoïa mais sans naïveté, car la vraie protection commence avant l’agression, par la lecture de la situation.
17. Kamae pour les débutants, posture naturelle pour les gradés.
Kamae wa shoshinsha ni, ato wa shizentai
Kamae désigne la garde codifiée qu’on enseigne aux débutants pour construire l’équilibre, la stabilité et la bonne mécanique des techniques. Une fois ces bases intégrées, le karatéka gradé doit abandonner la garde figée pour la posture naturelle (shizentai), bras relâchés, corps disponible. Le principe sous-jacent est que la véritable préparation au combat n’est pas physique mais mentale : un corps parfaitement en garde reste vulnérable si l’esprit est tendu, arrogant ou distrait, alors qu’un esprit calme, même en posture ordinaire, permet une réaction instantanée et juste. Concrètement, un pratiquant expérimenté ne doit pas se figer visiblement en kamae dans la rue ou en compétition, mais rester disponible en apparence détendu, prêt intérieurement.
18. En kata, recherchez la perfection ; le combat réel est une autre affaire.
Kata wa tadashiku, jissen wa betsumono
Funakoshi demandait à ses élèves d’exécuter les katas exactement comme enseignés, sans les modifier avant d’avoir atteint, par une pratique de toute une vie, le niveau de maîtrise qui autorise à en repenser les détails — lui-même ne s’y est autorisé qu’après des décennies. C’est pourtant lui qui avait remodelé les katas okinawaïens en créant le Shotokan, preuve que la fidélité au kata n’exclut pas une transformation réfléchie, réservée aux maîtres. La seconde partie du précepte rappelle que le kata n’est pas un mode d’emploi du combat réel : c’est un répertoire de techniques dans lequel puiser, pas un script à reproduire face à un adversaire. Rapportée par une seule source consultée, une formule attribuée à Motobu Chōki résume la nuance : une rixe dans la rue n’est jamais deux fois identique, mais les principes du kata, eux, ne varient pas.
19. Sachez distinguer le dur du doux, la contraction de l’extension du corps et sachez moduler la rapidité d’exécution de vos techniques.
Chikara no kyôjaku, karada no shinshuku, waza no kankyû o wasureru na
Ce précepte énumère trois couples de contraires que le karatéka doit savoir moduler consciemment plutôt que figer dans une seule habitude : la force, tantôt relâchée tantôt engagée pleinement, le corps, qui s’étire ou se contracte selon la technique, et le rythme d’exécution, lent ou explosif selon le moment. Les katas eux-mêmes auraient été composés à partir d’expériences réelles de combat, chaque alternance de puissance ou de rythme dans une séquence répondant à une logique précise plutôt qu’à un choix esthétique. Appliqué isolément, aucun des trois paramètres ne suffit : une technique toujours tendue épuise et devient prévisible, un corps toujours contracté perd sa mobilité, une exécution toujours rapide sacrifie la précision — c’est cette sensibilité contextuelle qui distingue, en combat, la technique efficace de la simple démonstration correcte.
20. Vous qui arpentez la Voie, ne laissez jamais votre esprit s’égarer, soyez assidu et habile, restez toujours créatif.
Tsune ni shinenkofû
Littéralement « soyez toujours réfléchis et ingénieux », ce dernier précepte combine deux exigences. La première, shinen, demande d’engager l’esprit à chaque répétition : travailler un coup de poing en interrogeant sans cesse sa hanche, sa trajectoire, son relâchement au moment de l’impact, car une répétition mécanique sans réflexion rend seulement le pratiquant efficace à mal faire un geste. La seconde, kufu, est la capacité à s’adapter avec ingéniosité aux circonstances : s’entraîner seul chez soi quand le dojo est inaccessible, ajuster sa tactique face à un adversaire en exploitant ses faiblesses plutôt qu’en répétant un plan figé. C’est un précepte-cadre, qui rappelle que le Nijukun n’est pas une liste figée mais une direction que chacun doit continuer d’explorer par lui-même — cohérent avec le fait que ces préceptes relevaient d’abord d’une tradition orale, destinée à être complétée par les explications du maître.
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